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 l’importance du temps pour associer les gestes et les paroles

Peu à peu, il associera les gestes et les paroles et finira par apprendre. Mais il faudra du temps et, dès le commencement de cet enseignement, vous devrez tenir compte que certains chiens comprennent et assimilent rapidement tandis que d’autres ont la tête dure. Tout se passe comme pour les enfants des hommes. Mais, quoi qu’il en soit, la rapidité et l’étendue du résultat dépendront exclusivement de la méthode que vous emploierez et de la patience dont vous ferez preuve.

Le jeune chien ne saura plus où il en est si, pour les mêmes actes bien déterminés, vous ne faites pas toujours des gestes semblables, si vous changez de système, si vous ne lui parlez pas toujours sur le même ton pour lui donner des ordres, si, d’une fois à l’autre, vous lui faites des reproches ou le félicitez sur des tons différents.

Parce qu’elles l’ont entendu dire, de nombreuses personnes croient que la meilleure façon d’enseigner la propreté à un jeune chien consiste à lui frotter le museau dans les saletés qu’il a faites sur le sol, à un endroit interdit. L’éducation du chiot en ce qui concerne l’hygiène en général n’en sera pas améliorée et l’on court le risque de provoquer une réaction bien différente de celle que l’on attend de cette "punition". En effet, si l’on répète ce geste plusieurs fois, le jeune chien peut comprendre tout le contraire de ce qu’on cherche à lui enseigner et conclure que l’endroit indiqué avec tant d’insistance par son maître est réellement celui où il doit faire ses besoins. Enfin, il ne sert à rien de gronder un petit chien quand on ne l’a pas surpris en train de commettre une faute.

En pareil cas, une bonne manière de faire consiste à ramasser à l’aide d’un morceau de papier, par exemple, les matières ou l’urine qui souillent le plancher et d’aller les déposer à l’extérieur de la maison (jardin, cour, etc.) à l’endroit où l’on désire que le petit chien prenne l’habitude de se rendre. Puis, quatre ou cinq fois par jour, il faut le porter ou le conduire à cet emplacement qui doit toujours être le même. Cette opération doit surtout avoir lieu aussitôt après chaque repas, car c’est habituellement à ce moment là que le chien éprouve le besoin de soulager son intestin ou sa vessie. A l’issue de cette série de "répétitions", il sera attiré par l’odeur de ses W. C. personnels et s’y rendra tout seul. D’ailleurs, après quelques jours, vous observerez que si vous avez malencontreusement oublié de le conduire sur place, il vous demandera lui même l’autorisation de sortir, et ce en poussant des gémissements et en grattant à la porte pour attirer votre attention.

Si l’animal ne peut absolument pas se rendre à l’extérieur, il est possible d’appliquer la même méthode éducative en disposant dans le local choisi à cet effet des journaux préalablement imprégnés avec de l’urine du jeune chien. Le meilleur système consiste à placer, à l’endroit convenable, une caissette très basse (afin que le chiot puisse s’y installer sans difficulté) contenant de la sciure ou du sable ou, mieux encore, de la terre dans laquelle on aura semé un peu de gazon court à croissance rapide. Dans l’éventualité où, bien qu’il ait déjà pris l’habitude de faire ses besoins sur des journaux ou dans une caissette, il lui arriverait de se soulager en un autre endroit, il est indispensable de désodoriser celui ci pour l’empêcher d’y retourner (utiliser du crésyl ou tout autre produit similaire vendu dans le commerce). Sauf lorsqu’elle contient de la terre et du gazon, il faut changer souvent la garniture (sciure ou sable) de la caissette ou les journaux de W. C. du jeune chien. Mais, surtout au début de la période de formation des habitudes de celui ci, vous ne devez pas éliminer totalement ce qu’il a déjà souillé (garniture ou journaux). Car, en supprimant toute trace S odorante, vous risqueriez de devoir recommencer son éducation. S’il vous arrive, au cours de celle ci, de surprendre votre élève en train de se soulager en un autre endroit, vous devez le gronder immédiatement en élevant la voix et l’emmener jusqu’à sa caissette ou le poser sur les journaux. Si, parvenu sur place, il achève l’opération que vous avez interrompue, ne manquez pas de le féliciter en exagérant un peu l’importance de vos compliments car l’événement et sa conclusion s’inscriront dans sa mémoire et y demeureront gravés.

Vous ne devez jamais battre votre élève. Les coups ne peuvent avoir d’autre résultat que d’influencer défavorablement son caractère. Si vous lé surprenez, quand il sera un peu plus grand, en train de mordiller les tapis, les pieds des meubles ou les rideaux, réprimandez le en disant : « Oh ! le vilain chien ! » ou, tout simplement : « Non ! ». Les mots que vous utiliserez dans ces occasions doivent être prononcés sur un ton sec et énergique. Mais il n’est pas besoin de vous mettre en colère pour faire preuve d’énergie. La violence et les cris feraient peur au jeune chien, sans doute ; mais ils n’auraient aucun effet sur le plan éducatif.

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