Il y a deux bouviers, le français et le belge, ce dernier se nommant bouvier de Roulers. Ce sont de grands chiens, aussi parfaits à la conduite des troupeaux qu’à leur garde, aussi capables de garder la maison que d’aider la police, aussi vigoureux dans la bataille que pour tirer une charrette à leur taille. Le bouvier témoigne d’un attachement extraordinaire pour son maître et n’en reconnaît qu’un, ce qui ne l’empêche pas d’être un excellent compagnon pour les autres membres de la famille. De sa famille...
Ce franc camarade, si dévoué, si brave, sous un aspect ombrageux, qui ne voudrait pas l’avoir comme ami ? Certes, il est grand et gros, mais rend vivant n’importe quel jardin, qu’il garde, comme la maison, avec un dévouement total. En outre, il aime les enfants et ceux ci l’adorent, comme on adore un gentil gros nounours... Évidemment, ce n’est pas toujours facile de jouer avec un chien de ce poids, mais il faut se rappeler qu’une trop grande exubérance doit être calmée par le maître, quand il est avec son chien. Celui ci devra toujours rester soumis. Demandez au Club du Bouvier des Flandres, 22, rue d’Artois, 75008 Paris, de vous en procurer un.
Taille et poids : 62 à 68 cm pour le mâle, 59 à 65 pour la femelle, avec un poids de 27 à 40 kilos, suivant le sexe, en tenant compte que le bouvier de Roulers est plus grand et plus lourd que le bouvier des Flandres françaises.
La robe : Le poil mesure environ 6 cm. Il est sec et mat, très rude au toucher, jamais laineux ni bouclé, un peu ébouriffé, très court sur le dos, avec un sous poil serré, le tout formant une excellente couverture pour l’animal, qui ne craint ni le froid, ni la pluie. Le bouvier des Flandres est barbu et moustachu, avec de gros sourcils, qui ne doivent jamais cacher les yeux, mais qui lui donnent une physionomie sévère, pour ne pas dire rébarbative, tout à fait caractéristique de cette race. La fourrure du bouvier ne doit pas être blanche, et les robes claires sont très peu appréciées ; par contre, le noir est toléré. Le standard est le même pour les deux bouviers.
La tête : Bien proportionnée à la taille du corps, la tête parait plus grosse à cause du poil qui la revêt. Le crâne est plat, le stop peu marqué, le nez légèrement convexe, vers la truffe, qui est ronde et noire. Les oreilles se tiennent très droites, taillées en triangle, haut placées et mobiles Les yeux sont très foncés.
Le corps : Le cou, bien dégagé, est légèrement arqué, à ]a nuque. Le chien ne doit pas avoir de fanon, le garrot est visible. La poitrine est bien descendue, le dos court et large, comme le rein, puissamment musclé. La croupe est large. La queue est coupée dès la naissance, laissant deux ou trois vertèbres.
Les membres : Les os sont particulièrement solides, les muscles particulièrement forts pour des jambes longues, droites et parallèles devant, légèrement inclinées derrière.
La première guerre mondiale a failli éliminer cette très vieille et très belle race du nord, qui a sans doute ses origines chez le dogue de Brabant.