Pourtant, quand on passe devant un jardin bien clos où évolue l’un de ces chiens, on ne voit qu’une chose : son aspect redoutable. Comme on ne sait pas s’il a été dressé pour la garde ou s’il n’est que le gentil compagnon des enfants, on s’abstient d’aller vérifier sur place. Le boxer aime l’exercice. Il gambadera avec plaisir dans la cour ou dans le jardin dont on lui confie la garde. S’il a été dressé pour, cela, comme c’est souvent le cas en Allemagne ou aux Etats Unis, il sera redoutable. Sinon, s’il est aussi votre chien de compagnie, ce sera surtout la nuit qu’il manifestera ses aptitudes de gardien.
Si vous aimez les chiens intelligents et faciles à dresser, faciles aussi à nettoyer un coup de brosse, chaque jour... les chiens vigilants et bons gardiens de nuit, les chiens doux et gais, toujours disposés à jouer avec les enfants, ayez un boxer. Mais ne le dressez pas, ne le faites pas dresser à la férocité, car ce n’est pas dans son tempérament et il peut, alors, devenir dangereux. Comme tous les dogues, chiens à museau court, le boxer ne lâche pas ce qu’il a serré entre ses terribles mâchoires. Inutile d’en faire l’expérience, puisque son aspect suffit... Le boxer n’a qu’un défaut : il bave si on lui donne l’habitude de manger des friandises entre les repas, ce qui le fait saliver. Et si vous vous décidez pour ce beau chien, écrivez au Boxer Club de France, lvi. Cappe, 22 rue de Marseille, 62540 Maries les Mines.
Taille et poids : Entre 56 et 60 cm pour le mâle, entre 54 et 58 pour la femelle, avec un poids moyen de 30 kilos.
La robe : Le boxer a le poil ras et brillant. Il est fauve, ou bringé, c’est à dire souvent avec quelques lignes noires ou foncées sur fond fauve. Les taches blanches à condition que leur surface ne dépasse pas le tiers de la surface totale sont admises. Le « masque » sombre est obligatoire...
La tête : Bien proportionnée, elle montre an museau légèrement retroussé, moins plat que celui du bouledogue. La mâchoire inférieure dépasse un peu la supérieure et toutes deux portent des dents impressionnantes. Les babines sont épaisses et noires, les yeux foncés, de taille moyenne, les oreilles haut sur la tête, taillées en pointe et portées bien droites.
Le corps : Très musclé, bien équilibré, très solide, très élégant, rapide, fier, distingué, le boxer a un corps parfaitement construit : « cob », c’est à dire inscrit dans un carré, avec une poitrine profonde, égale à la moitié de la longueur du corps, une croupe large et inclinée, très musclée, qui semble toujours prête à fournir tout l’élan nécessaire à n’importe quelle détente. La queue est coupée très court et portée haute.
Les membres : Les pattes de devant du boxer sont droites et bien parallèles, les cuisses larges et les pieds petits et ronds, avec des doigts serrés.
Comme celles de tous les autres dogues, les origines du boxer sont très anciennes, car il descend à la fois de ces vieilles races qui se nomment l’alan du Moyen Age, avec lequel Gaston Phébus chassait l’ours, le dogue du Brabant, le dogue de Bordeaux et le bulldog anglais. Le résultat fut, jusqu’en 1890, un chien lourd et massif, redoutable et particulièrement apprécié par les polices de différents pays, surtout l’Allemagne et les Etats Unis d’Amérique. Il y en aurait plus de 125.000 en France.