Ils sont plusieurs, qui se ressemblent beaucoup : le chien du Groenland, l’Alaskan malamute, le husky siberian et les chiens esquimaux d’origine canadienne. Après avoir travaillé tout autour du pôle nord, à traîner les hommes de ces régions et leurs bagages, et cela depuis les débuts de notre ère, ils descendent tous du loup polaire dont ils gardent de nombreux aspects, même s’ils n’ont guère repris, par la suite, du sang de leur frère sauvage. Ils sont infatigables, possèdent un extraordinaire sens de l’orientation ; ils sont excellents chasseurs, n’ont peur de rien et sont assez redoutables avec leurs congénères. Ils peuvent l’être également avec les hommes qui n’ont pas su s’imposer à eux comme maîtres...
Ce sont des bêtes d’une rusticité extraordinaire. Ils peuvent dormir dans la neige, où ils creusent leur trou, par des froids terribles. Ils se contentent d’une nourriture parcimonieuse. Ils sont silencieux, graves, un peu dédaigneux, très conscients de la hiérarchie qu’ils organisent eux mêmes à l’intérieur de leurs meutes, comme les loups. C’est dire qu’il sera indispensable de se faire obéir d’eux, et qu’ils n’auront qu’un seul maître, à la maison. Vous trouverez des chiens de traîneau en vous adressant au Club des Samoyèdes et chiens nordiques : Melle Lecat, Château de Tirieu, Courtenay, 38510 Morestel.
Taille et poids : 68 cm pour le mâle, 5 cm de moins pour la femelle, avec un poids moyen situé entre 40 et 45 kilos.
La robe : Elle est d’une couleur variable, depuis le blanc uniforme, qui est peu recherché, jusqu’au noir, avec, comme nuances intermédiaires, le brun foncé, le rouge brun, le brun gris et des taches plus claires sur le museau, la poitrine, les pattes et l’arrière train. Le poil est assez long, rude et serré, avec un sous poil plus doux et très dense.
La tête : Ces chiens ont le crâne large et en dôme, le museau fort et long, le stop marqué. La truffe est noire en hiver, parfois plus claire en été, les dents très fortes, les yeux obliques, les oreilles triangulaires et petites, à pointe plutôt arrondie, tenues droites.
Le corps : Le cou est fort et droit, le corps court et large, particulièrement bien musclé ; le ventre est plat. La queue, et c’est le signe d’une parenté avec le très ancien chien des tourbières du néolithique, comme avec le loup polaire, est plutôt courte, épaisse, et tenue enroulée sur l’arrière train. A ce propos, et ce sera répété plus loin il semble que cette queue enroulée, souvenir du loup boréal, a servi à tous ces chiens de couverture. En effet, ils dorment enroulés sur eux mêmes, la queue rabattue sur leur tête afin de la tenir au chaud.
Les membres : Ils ont une ossature et une musculature particulièrement fortes, y compris les cuisses et les jarrets. Les pieds sont arrondis, gros avec des soles épaisses et des ongles très solides.
Tous ces chiens et d’autres encore sont restés ignorés dans leurs pays du grand nord jusqu’à ce que des expéditions polaires en ramènent quelques uns aux environs de 1953. Depuis, ils ont fait souche un peu partout, y compris en France. Chaque race a son standard et ils apparaissent de plus en plus dans les expositions canines.