Voilà encore un chien qui possède du sang de loup boréal dans les veines, comme tous les autres chiens nordiques. De ses origines, il a gardé un certain dédain pour les étrangers et l’habitude du silence. Mais le maître, pour lui, est sacré. On affirme qu’un chow, s’il est abandonné, devient fou de chagrin. En Chine, il gardait bateaux et maisons, mais il était parfois engraissé pour être mangé, jeune, dans des boucheries spécialisée. C’est, tout au moins la légende qui l’affirme, et elle nous semble vraiment incroyable.
C’est un chien prestigieux, un chien que l’on remarque, un chien difficile, têtu, volontaire, parfois agressif. Il faut que vous le preniez très jeune et que vous lui fassiez comprendre de bonne heure que c’est vous le chef. Il ne faudra jamais l’abandonner, ni même lui en donner l’impression, car il est jaloux de votre affection. Ce sera un parfait gardien de la maison, du jardin et de la famille. Notez qu’il aime le riz, en digne Asiatique, et le poisson, en bon chien nordique. Il a la peau fragile et il souffre de la chaleur. Certains, d’ailleurs, le font tondre, en été... Vous demanderez un tel chien au Chow chow Club français, 36, avenue de la Motte Picquet, 75007 Paris.
Taille et poids : Sa taille se situe entre 45 et 53 cm, son poids entre 20 et 25 kilos pour le mâle, 18 à 20 pour la femelle.
La robe : La fourrure du chowchow est particulièrement épaisse et abondante, avec un poil long et rêche, sur un sous poil laineux, très doux. Il porte une épaisse crinière qui monte derrière la nuque. Sa robe ne doit jamais être tachetée, compte tenu que ses dessous peuvent être un peu plus clairs, Le noir, le rouge, le fauve, le blanc, le crème et le bleu sont ses couleurs, toujours uniformes. Il y aurait une race de chow à poil court, peu connue et peu recherchée...
La tête : Elle est forte et large, avec un stop marqué, un museau fort, qui ne doit jamais se terminer en pointe. Les yeux sont petits et placés nettement en oblique, toujours sombres, comme la truffe est toujours noire. Les oreilles sont petites, pointues et toujours dressées. La langue et le palais du chow présentent cette particularité d’être d’un bleu violacé.
Le corps : Le cou est très fort, convexe, la poitrine large, profonde, les reins larges et courts, comme le dos. Le ventre est plat. Le tout donne une grande impression de puissance. La queue, très touffue, est portée haut, retombant largement sur l’arrière du corps, en un enroulement plein d’élégance. La physionomie hautaine de ce chien est soulignée par ses rides épaisses, autour du museau.
Les membres : Ils sont droits, très forts, très musclés, presque sans jarrets aux postérieurs et avec des pieds de chat .
Traditionnellement confiné en Chine, le chow chow n’est venu que fort tard en Europe, en 1880, semble t il. Du gardien féroce et du chien de boucherie qu’il était en Extrême Orient, on a fait un merveilleux compagnon et un chien de luxe, obtenu à la suite de savantes sélections. Sa mode, en France, a été lancée par le docteur Fernand Méry, célèbre écrivain des bêtes.