Descendant de très anciennes races de chiens chasseurs ou de guerre, le dogue allemand est devenu un gardien redoutable et aussi un chien de compagnie. Mais il est d’une fréquentation assez délicate, comme nous allons le voir. En tout cas, c’est l’une des plus élégantes et des plus nobles silhouettes du monde canin tout entier, qu’il se tienne immobile ou qu’il soit en mouvement.
Que faut il penser de ce chien magnifique, véritable force de la nature ? Est il vraiment dangereux ? La réponse est simple. II faut traiter le dogue allemand comme il doit l’être : le dresser avec douceur, ne jamais le battre ni le maltraiter. Il faut savoir aussi qu’il n’a pas un très bon flair ; donc, l’aborder, la nuit et même le jour après l’avoir appelé par son nom et être sûr qu’il vous a reconnu. Une autre de ses caractéristiques, c’est qu’il attaque toujours sans prévenir, avec l’effrayant impact de ses 60 kilos bien lancés. On imagine quels dégâts peuvent faire les redoutables mâchoires de l’animal. Il saute généralement à la gorge ou à la nuque. Ce qui n’empêche pas le grand danois de se montrer très tendre avec ses maîtres et d’apprécier beaucoup de vivre en leur compagnie. Recommandation très importante, encore : élever soi même son danois en le choisissant tout petit. Adressez vous au Doggen club de France, présidente : Mme Merat, Le Jaunet, 03110 Serbannes.
Taille et poids : 76 à 80 cm de haut pour le mâle, 70 à 75 pour la femelle, avec un poids de 48 à 60 kilos.
La robe : Le dogue allemand a le poil lisse, serré, très court, brillant quand il est bien entretenu et bien brossé. Les nuances sont les suivantes : le bringé, rayé de sombre nettement sur fond jaune d’or. Les taches blanches ne sont pas recherchées. Ensuite, le dogue jaune, du doré à l’or, sans marques et sans masque noir. Le dogue noir, avec des yeux foncés ; enfin, le dogue arlequin, taché de noir très pur sur fond blanc très pur. Ses yeux sont foncés et sa truffe noire.
La tête : Elle est allongée et sèche. Les méplats, autour des yeux, sont nets, le stop aussi. Le museau est très fort, coupé verticalement, jamais pointu. La truffe est noire et bien ouverte. Les oreilles sont attachées haut, bien droites, taillées en pointe.
Le corps : Le cou est nerveux, musclé, en forme de col de cygne. Il est plutôt long et il ne doit présenter ni fanon, ni plis. La poitrine est large, descendue, devant un ventre bien levretté et un dos court et droit. Le garrot est arqué, la croupe ronde et descendant lentement. L’ensemble est très musculeux, particulièrement élégant jusque dans les moindres détails. La queue est entière, de taille moyenne, effilée en pointe depuis sa naissance. Le chien la porte basse, normalement, et en sabre dans les moments d’excitation.
Les membres : On remarque les longues épaules obliques, les fortes pattes bien droites, comme les jarrets, et les pieds ronds, avec des doigts courts aux ongles noirs.
Par l’entremise des alans, chiens de chasse du Moyen Age, utilisés partout en Europe où l’on chassait le loup et l’ours, le dogue allemand descend de l’énorme et introuvable dogue du Tibet. Entre temps, un certain nombre de races sont intervenues, apportant leurs caractéristiques de formes et de couleurs.