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 symptômes d’une carence alimentaire caractérisée

Il arrive parfois que la taille et le poids d’un animal souffrant d’une telle déficience n’atteignent que la moitié de ce qu’ils devraient être normalement. A l’opposé, on peut voir des chiens d’un certain âge presque incapables de se mouvoir à cause de leur obésité. Tous ces phénomènes sont dus à des régimes alimentaires anormaux : rations insuffisantes ou excessives aussi bien en quantité qu’en qualité. La plupart du temps, la raison profonde de ces anomalies est ce vieux préjugé encore trop profondément ancré de nos jours dans l’esprit des gens et selon lequel "la viande n’est pas bonne pour les chiens".

Bien au contraire, la viande doit être le principe de base de l’alimentation du chien auquel il convient de faire absorber d’autres éléments nutritifs très importants tels que : légumes, hydrates de carbone, graisses, vitamines et d’autres encore que nous mentionnerons dans les pages qui suivent. Les rations d’entretien indiquées un peu plus loin par le Docteur Bruno doivent être considérées comme valables à titre indicatif pour des sujets normalement constitués.

Cette observation concerne aussi bien la viande que les aliments complémentaires. Elles peuvent être modifiées en fonction de la taille, du poids, d’un état de santé particulier, des possibilités d’exercice offertes à l’animal puisque le mouvement entraîne une dépense d’énergie. Comme pour un être humain, il est évident que plus la dépense de calories est élevée et plus il faut absorber d’éléments riches en calories pour réparer les pertes énergétiques subies. Pendant le dressage, le chien a besoin de beaucoup de nourriture et celle ci doit alors comporter un fort pourcentage de viande. En période de chasse, cette exigence est encore plus grande. Il en est de même pour la femelle pleine ou celle qui allaite ses chiots. Enfin, il est exact que le mâle consomme plus d’énergie que la chienne et il a besoin en conséquence d’une alimentation plus riche.

Dès le sevrage ou mieux, aussitôt après l’achat d’un chiot, il faudra suivre à la lettre les instructions données par l’éleveur de façon à éviter un changement brusque de régime qui pourrait avoir de graves conséquences pour le petit animal. Au moment où ils vendent un chiot, certains éleveurs remettent à l’acquéreur une notice imprimée dans laquelle, sous une forme plus ou moins détaillée, ils donnent des conseils d’élevage tirés de leur expérience personnelle.

Une viande comportant un faible pourcentage de graisse peut fort bien être de qualité inférieure, donc coûter moins cher. Ne pensez pas qu’il faille acheter les meilleurs morceaux. Si vous obéissez à cette idée préconçue, votre bourse en pâtira et, par les temps qui courent, ce n’est pas souhaitable ! mais votre chien ne sera pas mieux nourri. Les viandes de boeuf et de cheval lui conviennent parfaitement. Ne vous préoccupez pas de l’état de fraîcheur de la viande : elle n’en sera que plus appétissante pour le chien. Le fait de vivre aux côtés de l’hofrime depuis des millénaires l’a rendu omnivore mais son estomac, son intestin, c’est à dire tout son appareil digestif, ont conservé la même structure et, comme tous les carnivores particulièrement le lion et le chacal dont il descend plus directement le chien ne dédaigne pas la viande avariée.

Un éleveur célèbre, M. Solaro, affirmait que la coprophagie (phénomène consistant à se nourrir d’excréments dont on constate assez fréquemment la manifestation chez le chien) peut être guérie en donnant à l’animal de la viande en état de décomposition. Nos narines supportent difficilement l’odeur dégagée par celle ci mais, pour le chien, il en est tout autrement ! Obéissant à un réflexe élémentaire, il cherche souvent, en absorbant des produits avariés, à se procurer les sels indispensables et les vitamines que l’alimentation inadaptée qu’on lui propose ne contient pas.

C’est pourquoi il faut veiller à donner au chien la nourriture correspondant à ses besoins physiologiques réels. Il est bon de lui proposer des abats de temps en temps et plus particulièrement des tripes très riches en calories dont il est gourmand. Elles sont plus nourrissantes lorsqu’elles peuvent être mangées crues, sans être nettoyées mais, alors, il y a des risques de maladie si elles ont été prélevées sur des animaux morts à la suite de lésions graves de l’appareil gastro intestinal.

D’autres morceaux de viande maigre peu consommés par les hommes conviennent très bien. C’est le cas de l’estomac et du cour, à condition qu’ils soient coupés en petits morceaux comme les tripes, surtout le premier qui est très dur. Pour remplacer la viande de première qualité, on peut acheter à des prix avantageux des morceaux de joue, de poitrine ou de plat de côtes : Même s’ils sont très gras (plus de 20% de graisse), ils ne sont pas à rejeter car un apport de matières grasses est indispensable pour le bon équilibre du chien.

Il semble en effet qu’un tel apport permette d’éviter des troubles nerveux pendant la période de croissance. Par contre, le poumon est déconseillé car, pour un volume considérable, il est peu nourrissant. Son absorption ne peut que gonfler l’estomac sans grand résultat. La viande de porc que de nombreux propriétaires de chiens refusent d’utiliser peut être servie sans risque pour les animaux de constitution robuste ne présentant aucun trouble de l’appareil gastro intestinal.

La viande doit toujours être donnée crue ou, tout au plus, à peine cuite. Quand elle est bouillie, elle perd une bonne partie des éléments nutritifs qu’elle contient naturellement.

II ne faut pas prendre pour argent comptant l’affirmation selon laquelle la viande crue serait le vecteur de nombreux parasites, eu particulier du ténia. Alors que les vers de la viande ou, mieux, les larves de la mosca carnaria meurent au contact des sucs gastriques, la présence de parasites à l’intérieur d’un morceau de viande peut être le résultat de divers phénomènes externes : proximité des excréments d’autres animaux ou d’aliments avariés, contact avec les parois de récipients sales ou avec de l’eau polluée.

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